Index Militarum : 7ème Necromundien

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Bonjour à tous,

Nous poursuivons notre exploration des régiments de l’Astra Militarum dans Index Militarum, avec les forces nécromundiennes, et plus particulièrement le 7ᵉ Necromundien. Déjà évoqué dans notre précédent article d’Acier et de Chenilles, il revient aujourd’hui sous les projecteurs avec un historique entièrement fait maison, que nous espérons vous apprécierez. N’oubliez pas de nous soutenir afin que nous puissions financer d’autres illustrations de régiments de l’Astra Militarum, via TIPEEE. L’illustration est d’ailleurs disponible en haute qualité pour certains paliers sur Tipeee.

Necromunda est un monde-ruche surpeuplé du Segmentum Solar, perpétuellement déchiré par les règlements de compte et les luttes d’influence que se livrent des clans aussi puissants que voraces. L’indiscipline notoire et la rusticité des régiments nés de cette planète sont connues dans toute la galaxie. Bien qu’ils partagent une même origine, chaque régiment diffère grandement des autres, car ils sont souvent financés, équipés et entraînés par un clan particulier, selon ses ressources et ses traditions guerrières. Cette rivalité clanique se prolonge jusque dans les rangs de la Garde Impériale, les régiments necromundiens se heurtent fréquemment entre eux, et l’Administratum doit déployer un nombre conséquent de Commissaires pour contenir leur insubordination chronique.

Leur tempérament explosif et leur goût prononcé pour l’alcool, les rixes et les bravades sont souvent méprisés par les régiments plus disciplinés, qui les considèrent comme des rustres sans éducation.

Cependant, nul ne saurait contester que leur naissance dans les profondeurs des cités-ruches en a fait des experts du combat rapproché, des embuscades et des escarmouches dans des environnements confinés. Leur sens inné de la survie, forgé dans les ténèbres toxiques de Necromunda, en fait des troupes redoutables dans les opérations urbaines et souterraines. Consciente de leur valeur mais aussi des risques que représente leur cohabitation, l’Administratum veille généralement à ne déployer qu’un seul régiment necromundien par secteur, ou à les stationner suffisamment loin les uns des autres afin d’éviter des conflits internes aux conséquences potentiellement désastreuses.

La population titanesque de Necromunda et la profusion de clans majeurs comme mineurs permettent à la planète de fournir chaque année un grand nombre de régiments à l’Imperium. Leur effectif varie grandement selon la richesse et la puissance du clan mentor, les maisons mineures, incapables de lever des milliers de soldats, forment parfois des unités d’à peine une centaine d’hommes. Ces petits régiments sont souvent équipés de manière très spécialisée, devenant de véritables troupes d’élite aptes à mener des missions de précision, d’infiltration ou de purge ciblée. Si ces régiments portent la marque de nombreuses bavures et débordements, personne ne peut douter de leur loyauté indéfectible envers l’Empereur. Forgerons de leur propre violence, les Necromundiens servent l’Imperium avec la férocité brutale d’un monde où seuls les plus endurcis survivent.

Équipement :

Les régiments nécromundiens présentent un équipement extrêmement varié, la majorité du matériel étant fournie par le clan d’origine de chaque soldat. Cette diversité se retrouve dans leurs uniformes, souvent personnalisés avec des pièces récupérées sur les champs de bataille ou arborant des trophées pris sur l’ennemi. Les guerriers de Necromunda affichent fièrement tatouages, scarifications et piercings, autant de marques d’appartenance aux gangs ou maisons auquel ils ont jadis prêté allégeance.

D’un point de vue esthétique, les Necromundiens s’éloignent radicalement des stéréotypes de la Garde Impériale, tels que les Cadiens disciplinés et revêtus d’uniformes standardisés. Spécialistes du combat urbain, ils privilégient des tenues conçues pour se fondre dans les environnements industriels et les ruines des cités-ruches. Les schémas de camouflage restent néanmoins très personnels : chaque garde adapte ses couleurs et matériaux selon ses préférences ou celles de son clan.

Les armes incendiaires, en particulier les lance-flammes, sont particulièrement prisées car elles permettent un nettoyage rapide et efficace des bâtiments, couloirs et tunnels. Redoutables en combat rapproché, les régiments nécromundiens disposent en général de peu de véhicules lourds, l’Administratum considère qu’ils en ont un moindre besoin pour leurs opérations typiquement urbaines.

Lorsque certains régiments en possèdent, c’est souvent grâce à la fortune de leur clan, ou à l’acquisition douteuse de véhicules sur les marchés noirs du Sous-Monde. Leur entretien reste coûteux, ce qui les rend rares et précaires. Parmi les blindés les plus appréciés se trouvent les Thunderers, dont les canons courts et puissants permettent de percer sans difficulté les murs et cloisons des bâtiments, ouvrant ainsi des brèches où l’infanterie peut s’engouffrer rapidement et prendre l’ennemi de vitesse.

Le 7ᵉ Necromundien « Lucky Sevens »

Le 7ᵉ Necromundien est un régiment parrainé par le clan Escher, dont il reprend naturellement plusieurs caractéristiques. À l’image de leur maison fondatrice, le régiment est composé presque exclusivement de femmes. Ces guerrières à l’apparence souvent extravagante refusent toute contrainte extérieure et tolèrent difficilement l’autorité impériale, ce qui rend leur commandement particulièrement délicat lors des opérations conjointes. Cependant, malgré leur indépendance farouche, chaque soldate du 7ᵉ est réputée pour combattre avec une férocité indomptable et une haine viscérale envers les ennemis de l’Empereur. Leur réputation de combattantes implacables leur vaut autant la crainte que le respect des autres régiments.

Le surnom de « Lucky Sevens » fut acquis peu après la formation du régiment, au cours du M41. Lors d’une campagne acharnée contre les mutants de la cité-ruche Axoto, le régiment fut pratiquement anéanti. Pourtant, les sept survivantes du massacre parvinrent à accomplir leur mission et mirent brutalement fin à l’insurrection des abominations qui infestaient les catacombes de la ruche. Devenues des héroïnes locales, ces vétéranes furent ensuite promues et participèrent à la reconstruction du régiment, posant les bases de son identité actuelle.

En termes d’équipement, les soldats du 7ᵉ portent une armure verte foncée ornée de symboles et talismans liés à la chance, héritage direct de leur histoire. Le reste de l’équipement est largement personnalisé, chaque guerrière modifiant armes et protections au fil de sa carrière selon ses goûts ou les traditions de son ancien gang. Les membres du régiment affichent une préférence marquée pour les armes à plasma. Bien que difficiles à obtenir légalement, elles mettent un point d’honneur à s’en procurer, par les circuits officiels quand elles le peuvent… ou par des moyens nettement plus douteux lorsque la situation l’exige.

Aussi imprévisible que redouté, le 7ᵉ Necromundien « Lucky Sevens » n’a jamais fait l’objet de sanctions de la part de l’Imperium. Leur expertise inégalée dans les combats en zones confinées, associée à une loyauté fanatique envers l’Empereur, semble avoir pesé lourdement dans la balance et les avoir préservées de tout courroux administratif.

Campagnes notables :

Croisade de Cirillo Prime [588.M41] :

Le 7ᵉ Necromundien fut intégré au Xᵉ corps d’armée chargé de libérer Cirillo Prime. Aux côtés d’une vingtaine d’autres régiments, les guerrières mirent pied à terre et établirent des campements de fortune sur l’épaisse gadoue saturée d’eau et d’hydrocarbures qui recouvrait le sol de la planète. Les forces impériales se déployèrent pour assiéger la capitale planétaire, occupée par un groupe armé se faisant appeler les rebelles de Septkha. Le siège durait alors depuis plusieurs semaines, le 11ᵉ de Konig avait été annihilé presque entièrement lors d’une tentative de prise des portes nord, et la campagne s’enlisait dans une stagnation meurtrière.

Peu à peu, une certaine routine s’installa dans les lignes impériales. Une vie semi-clandestine se développa à l’intérieur des campements, jeux de hasard, alcool, paris illégaux et trafics divers se mêlaient au quotidien harassant des combats. La guerre n’évoluait pas, et le 7ᵉ Necromundien se forgea une mauvaise réputation auprès des autres régiments, qui les accusaient de tricheries, de vols et de violences. Au huitième mois de la campagne, plusieurs groupes de guerrières nécromundiennes orchestrèrent une série de sabotages sur des positions stratégiques. Probablement issus d’un pari lancé entre soldats cherchant à prouver leur valeur, ces actes téméraires culminèrent avec une explosion qui fit s’effondrer un pan de mur soutenant l’une des portes secondaires de la cité. Cette brèche, bien qu’imprévue, permit à l’Astra Militarum de pénétrer dans la ville et, en l’espace de deux mois, de renverser les rebelles de Septkha et de rétablir l’autorité impériale sur Cirillo Prime. C’est avec un certain malaise, mêlé à un respect réticent, que de nombreux régiments durent admettre que la victoire avait été rendue possible grâce aux actions, volontaires ou non, du 7ᵉ Necromundien.

Le fratricide de la cité d’Ulroya [802.M41] :

Lors de la campagne d’Ulroya, un violent conflit éclata entre le 7ᵉ Necromundien « Lucky Sevens » et le 103ᵉ Necromundien « Evil Dogs ». Alors même que la guerre contre les Cultistes des Dieux Sombres faisait rage, les deux régiments furent entraînés dans une altercation brutale née d’un désaccord sur la tactique à adopter pour l’assaut à venir. Sans la moindre retenue, l’officière commandant les Lucky Sevens exprima son mécontentement en exécutant sommairement le capitaine des Evil Dogs devant ses propres troupes. Sitôt le corps tombé au sol, le 7ᵉ tenta de s’emparer du contrôle des opérations et de placer sous son autorité le 103ᵉ Necromundien.

Informés du meurtre de leur officier, les Evil Dogs ouvrirent immédiatement le feu sur les soldats du 7ᵉ. Surpris par l’attaque, les Lucky Sevens ripostèrent avec une violence dévastatrice. Bien supérieures en nombre et mieux équipées, les guerrières du 7ᵉ Necromundien massacrèrent leurs adversaires jusqu’à la reddition des derniers survivants. Les autres régiments impériaux engagés dans la campagne restèrent médusés face à cet affrontement fratricide, qui faillit compromettre l’ensemble de l’opération. Malgré le chaos interne, l’assaut contre les forces du Chaos fut lancé à l’heure prévue, et les cultistes furent traqués et éliminés jusqu’au dernier. Des enquêtes furent ouvertes pour déterminer les responsabilités de cet incident, qui aurait pu offrir la victoire aux serviteurs des Dieux Sombres. Des sanctions exemplaires semblaient inévitables face à un acte d’insubordination ayant coûté la vie à de nombreux soldats de l’Imperium. Pourtant, l’affaire fut classée sans suite, les Commissaires chargés de rédiger le rapport ne donnèrent jamais signe de vie, et leurs dossiers disparurent purement et simplement des archives de campagne.

Le démantèlement du Culte de l’Ambre [937.M41] :

L’Administratum déploya le 7ᵉ Necromundien en périphérie de la cité de Nexos, sur le monde cardinal d’Avignor. Le Culte Genestealer de l’Ambre avait alors pris possession de plusieurs cités de la planète, plongeant la population dans la peur et la paranoïa. Malgré les tentatives acharnées des Forces de Défense Planétaire pour éradiquer ces abominations xénocrates, le siège du culte, caché dans les profondeurs labyrinthiques des souterrains de Nexos, demeurait totalement imprenable.

Forts de leur réputation d’experts du combat en environnements confinés, les Lucky Sevens progressèrent dans les tunnels étroits sous la cité. Mais l’obscurité étouffante des égouts et la présence d’Aberrations Genestealers d’une force monstrueuse les forcèrent à battre en retraite, les plus féroces guerrières du régiment ne pouvant rivaliser au corps à corps contre ces mutants massifs. Conscients de l’impasse, les officiers du 7ᵉ Necromundien adoptèrent une approche plus radicale. Sans l’accord des autorités d’Avignor, ils firent acheminer des centaines de barils de prométhéum vers les entrées principales des galeries souterraines. Quelques condamnées volontaires, conscientes que l’acte serait peut-être suicidaire, allumèrent les mèches et mirent le feu au carburant. Les sapeurs survivants rallièrent ensuite les Lucky Sevens stationnés aux abords de la ville. Tous observèrent en silence l’incendie titanesque qui dévora Nexos, désormais réduit à un brasier purificateur. Selon le régiment, la menace avait été contenue, flamme et cendres avaient englouti le culte et tout ce qu’il contaminait.

Plus tard, le Colonel Mahé Veroni affirma devant l’Inquisiteur Vokmhor, dépêché pour juger les actions du régiment, qu’elle avait choisi de brûler la ville et ses habitants afin d’empêcher toute propagation du culte. Aucun remords ne transparaissait dans sa déclaration, pour elle, le sacrifice d’une cité entière valait mieux que la chute d’un monde cardinal. Le rapport de l’Inquisiteur ne fut jamais rendu public.

Personnage notable :

Colonel Aya Salat :

Fière et arrogante, le Colonel Aya Salat dirige le 7ᵉ Necromundien « Lucky Sevens » d’une main de fer depuis la mort prématurée de l’ancienne dirigeante. Orpheline dès son plus jeune âge, elle erra pendant des années dans les ruelles de Necromunda, survivant avec un petit groupe d’orphelins qui s’entraidait pour subsister dans ce monde impitoyable. Repérée par une guerrière du clan Escher, qui prit pitié d’elle, elle reçut formation et entraînement militaire, développant une expertise remarquable dans les combats urbains et les embuscades. Son ascension fulgurante au sein du régiment s’explique par son intelligence tactique, sa détermination et sa capacité à inspirer loyauté et respect, même par la peur.

Connue pour ses décisions audacieuses et parfois impitoyables, Aya Salat est à la fois terrifiante pour ses ennemis et respectée par ses pairs, toujours prête à prendre les mesures nécessaires pour assurer la victoire de l’Imperium et la survie de ses troupes.

Nous vous retrouverons bientôt dans un prochain article d’Index Militarum, où nous explorerons d’autres régiments de la Garde Impériale.

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